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36 # La montagne noire à vélo

Fini la via Rhôna, et nous voilà reparti 3 semaines après, pour effectuer la montagne noire en passant dans les départements de l’Hérault, du Tarn et de l’Aude.


Jour 1) 73 km. 580m D+ (Dénivelé positif). Départ de Béziers. Une grande ville que nous visiterons à notre retour. Nous sommes obligés de prendre de grandes routes pour pouvoir sortir de cette cité. Beaucoup de voitures nous doublent mais la chance est avec nous car ils sont en train de créer une piste cyclable à côté de la route. Nous sommes quand même plus tranquilles. Le temps est beau mais il y a beaucoup de vent ; et évidemment, il est de face. Pas facile !!! Cela ne nous empêche pas de visiter certains villages comme Murviel Les Béziers ou bien Roquebrun où nous avons mangé un bout à midi. Les montées ne sont pas trop raides mais le vent est de plus en plus fort en milieu de journée. Après avoir longé les gorges de l’Orb, nous arrivons enfin à Tarassac où nous ferons notre 1er bivouac. Ce camping est assez particulier concernant ses emplacements : nous avions l’impression de vivre chez les druides avec leurs drôles de pierres pleines de mousse qui délimitent les places. Seulement, il est encore tôt, et nous décidons de poser les sacoches et de rouler jusqu’au pont suspendu mais aussi de découvrir la voie verte en direction de Bédarieux. A Mons la Trivalle, nous nous apercevons qu’il y a des gorges renommées appelées « Gorges d’Héric ». En consultant la carte, le dénivelé positif est assez important pour nos petites gambettes qui ont déjà plus de 70km et quelques grimpettes derrière elles. Alors, nous avons décidé de revenir dans 1 semaine exactement, et de nous attaquer à ces gorges à vélo qui valent vraiment le coup d’œil (5km et 400 D+).


Béziers

Roquebrun

Pont suspendu Tarassac

Voie verte Bédarieux

Les Gorges d'Héric

Bivouac

Jour 2) 61km. 640m D+. Ca y est, nous attrapons la voie verte faite de baltazar mais roulante et qui va nous conduire jusqu’à Saint Amand Soult. Nous traversons le village de Olargues. Magnifique cité pittoresque avec son clocher du XVème siècle, son pont en dos d’âne dit « Pont du diable » du XIIème siècle, ses ruelles ainsi que son ancien pont ferroviaire (voie verte aujourd’hui) construit selon le style d’Eiffel. Nous visitons également Saint Pons de Thomières où quelques oiseaux indélicats ont trouvé notre présence incongrue pour leur portée à venir. Nous avons dû déménager à quelques mètres de cette ancienne abbaye bénédictine pour pouvoir être plus en paix. Après cet épisode un peu mouvementé, nous grimpons jusqu’au col de la Fenille (459m) et de là descente jusqu’à notre campement. Un joli camping au cœur du village où l’herbe est bien tondue, les sanitaires super propres, bref comme chez soi. Cependant, la nuit a été plutôt mouillée puisque une pluie torrentielle s’est abattue sur notre bivouac.


Pont style Eiffel

Olargues

St Pons de Thomières


Jour 3) 80km. 562m D+. Au petit déjeuner, nous avons table et chaises prêtées par le camping car le sol était trempé. Nous essayons de plier la tente mouillée sans contaminer le reste de nos affaires. Et nous voilà repartis sous un ciel nuageux mais pas pluvieux sur la voie verte qui se finira à Mazamet. Mais 3km plus tard, Eric perce à l’avant avec une petite balafre sur le côté du pneu. Donc, nous déballons de nouveau nos sacoches bien empaquetées et Eric répare ce dernier en l’espace de 10mn. Trop fort ! Mais nos soucis ne s’arrêtent pas là puisque pour atteindre Castres, rien n’est prévu pour les vélos. A l’aller, j’ai proposé un circuit passant par Saint Jacques de Compostelle et au retour, Eric a préféré faire un détour par la route. Le circuit aller est plutôt varié, différent du reste de notre périple, peuplé d’arbres à perte de vue et aucun véhicule à l’horizon. La mauvaise nouvelle c’est qu’il faut pousser le vélo avec ses sacoches dans les montées en terre, envahies de trous et autres creux, il faut également le porter pour passer les ornières de boue faites par les tracteurs, et enfin contourner dans la forêt à travers orties et ronces le seul chemin qui nous amène juste de l’autre côté afin de ne pas mouiller les sacoches non étanches ; la bonne nouvelle c’est qu’à aucun moment nous n’étions perdus. Jamais ! Un pique-nique à côté des vignes, un soleil radieux avec une pointe de vent pour faire sécher la tente et notre barda, bref juste de quoi casser une certaine monotonie de la voie verte où les lignes droites sont légions. Afin d’arriver à Réalmont où nous séjournerons 2 jours, nous empruntons à nouveau une ancienne voie ferrée transformée en voie verte appelée « le chemin des Droits de l’Homme ». Réalmont, une jolie ville à visiter avec sa bastide, sa place à arcades, ses rues pittoresques, sa fontaine aux 3 têtes de lion et son cadran solaire avec sa devise « La vie passe comme cette ombre ».


Grosse grimpette sur la piste de St Jacques de Compostelle

A la sortie du bois !!!

Castres

Bivouac à Réalmont


Jour 4) 55km. 150m D+. « Journée de repos ». Nous laissons nos sacoches dans le camping, et partons à l’assaut d’Albi avec sa cathédrale imposante et majestueuse Sainte Cécile construite principalement de briques. Sa porte sculptée en pierre est appelée baldaquin. Ces mêmes sculptures en pierre se retrouvent également à l’intérieur de la cathédrale. Des plafonds bleus-roi font ressortir les voûtes, les peintures italiennes couvrent l’ensemble des murs. Ce monument recèle aussi dans les trompe-l’œil. Tout est dans le détail. A l’extérieur, le site est tout aussi impressionnant avec son palais de la Berbie et jardin donnant vue sur le « pont vieux » et ces moulins albigeois, avec son cloître de la collégiale Saint Salvi (la plus vieille église d’Albi). Les ruelles possèdent des maisons à colombages. Nous y sommes restés pratiquement toute la journée malgré un vent plutôt froid mais il faisait tellement bon vivre. Le retour au camping fut assez expéditif et nous n’avions pas de tente à monter.


Albi

Cathédrale Ste Cécile

Jardin du palais de la Berbie - Au fond, Pont vieux et moulins albigeois

Les Halles

Jour 5) 77km. 413m D+. Nous sommes partis de Réalmont sous un crachin qui nous a suivi jusqu’à Lautrec, producteur d’ail rose. Un joli petit village également et qui grimpe aussi. Nous reprenons la voie verte pour arriver de nouveau à Castres où nous dégustons de délicieuses pâtes dans un bar à pâtes, puis nous prenons le fameux détour proposé par Eric pour atteindre Mazamet. Quelques grands axes mais jolies petites routes tranquilles. Arrivés au camping, séchage de la tente en priorité et visite de la ville.


Lautrec

Bivouac à Mazamet

Jour 6) 57km. 612m D+. Aujourd’hui, nous sommes au cœur de la montagne noire, et cette montagne il va falloir la grimper pour ensuite la redescendre en direction du canal du midi. Finalement, cette montée est assez régulière malgré son fort dénivelé et la vue sur le torrent de l’Arnette, un sous-affluent de la Garonne qui nous a permis de penser à autre chose que l’effort à fournir pour atteindre le sommet. Une pause casse-croûte en haut, quelques photos du Pic de Nore et nous voilà de nouveau sur la route mais cette fois en descente, une longue descente interminable jusqu’à Conques sur Orbiel. Nous traversons certains villages pittoresques tels que Roquefère ou bien Lastours et nous rejoignons la civilisation jusqu’à Trèbes où un camping 4 étoiles nous attend. Ce sont surtout des étoiles filantes, m’enfin !!!


L'ascension vers le sommet

Roquefère

Lastours

Jour 7) 80km. 120m D+. Ca y est les grimpounettes c’est fini, nous sommes sur le canal du midi. Journée un peu morose malgré le soleil (enfin !) et la chaleur ; déçu du camping, déçu du canal car tous les platanes ont été arrachés, donc plus de sentier au bord de l’eau (la nature a repris ses droits), plus rien. Vivement une bonne douche ce soir car la poussière s’est invitée et a fait de nous des épouvantails. Mirepeisset, seul village où réside un camping. Oui mais voilà, malgré ses 4 étoiles également, nous sommes en plein cagnard (+ de 30°C), et nous devons attendre pas moins de 3 heures pour espérer voir l’ombre arriver. Aussi, nous décidons de repartir vers le camping le plus proche c’est-à-dire à Capestang : distance 25km. Tant pis nous y allons quand même. A notre arrivée, un camping sympa avec de l’ombre, de l’herbe en abondance, une table et des chaises à notre disposition, que demander de mieux. Et bien une bonne douche froide, une bonne bière bien fraîche et au lit. Ca, c’est fait.


Canal du midi

1er pont canal de Riquet

Péniche de 30m

Jour 8) 30km. 160m D+. Dernier jour. Matin humide mais déjà très chaud. Cela nous change des derniers jours. Nous visitons Capestang et sa collégiale Saint Etienne, et nous reprenons notre route jusqu’à notre point de départ, Béziers. Le chemin est vraiment défoncé jusqu’à Poilhes, puis il s’améliore en arrivant à Béziers, où les abords des écluses de Fonserannes (9 écluses) ont été aménagées avec des barrières le long de celles-ci, un office de tourisme et un bar – restaurant pour les touristes. Plus comme avant ! Mais plus en sécurité, c’est sûr. Nous retrouvons notre fourgon, posons nos sacoches et visitons la ville. Nous y découvrons son « pont vieux » sur l’Orb, sa cathédrale Saint Nazaire ainsi que son cloître attenant et le jardin des évêques surplombant le faubourg, et plus loin ses halles.


Canal du midi aujourd'hui

Canal du midi en 2009

Béziers


Nous avions abordé ce périple avec vraiment beaucoup de prudence car c’était la 1ère fois que nous allions effectuer autant de dénivelé. Et finalement, la passion, l’envie et la détermination ont pris le dessus, nous permettant de nous dépasser en prenant toujours soin de l’autre.




 

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